Alors que beaucoup d’automobilistes en France sont mécontents de la libéralisation du prix du stationnement, la situation est encore plus radicale aux Pays Bas où certaines villes ont mis en place un contrôle automatisé du stationnement. Un dispositif redoutable, qui a de fortes chances de débarquer en France dans un futur pas si lointain.

Le contrôle automatique du stationnement n’a rien d’inédit ou de nouveau. L’an passé, nos confrères d’Auto Plus annonçait que le département du Val de Marne était en train de tester des Scan Cars capable de vérifier 1 500 véhicules/heure. Encore en phase de test chez nous, ce procédé est devenu une réalité aux Pays Bas depuis deux ans et tend désormais à se généraliser. Après les grandes agglomérations d’Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye, des villes moyennes comme Delft, Groningue ou Haarlem y ont désormais recours. Ce dispositif se compose de fourgonnettes équipées d’un gros radar sur leur toit.,

Chaque plaque d’immatriculation est ainsi flashée. Le numéro est transmis au système central de parcmètres qui vérifie si le stationnement a été payé. Si ce n’est pas le cas, un employé de la société privé de contrôle dépose une amende sur le pare-brise de la voiture. Bien évidemment, ce nouveau système est forcément lié à la gestion du contrôle du stationnement par des entreprises privées.

Et les résultats sont diablement efficaces. Ainsi, deux fois plus de contrôles sont aujourd’hui effectués par rapport à l’époque des agents municipaux. Conséquence directe, les recettes perçues par les municipalités ont explosé : + 60% à Rotterdam en l’espace de deux ans. À côté de ces rentrées d’argent, les mairies estiment être gagnantes à plusieurs autres titres. Certes, l’équipement de ces véhicules financé par les mairies est onéreux : 125 000 euros pour chaque véhicule à Amsterdam ou 75 000 euros à La Haye, mais ces contrôles électroniques ont permis de diviser par deux les agents affectés à ces tâches. Autres bénéfices pour les mairies : la sécurité. Les actes de violence envers les personnes chargées de dresser les amendes sont devenus extrêmement rares. Enfin, la marge d’erreur de ce système automatique est relativement mince avec seulement 1 %.

Source Caradisiac.com